Alain Laborde - artiste peintre

Accueil  |  Dernières oeuvres  |  Ecritures et civilisations  |  Le vin et la vigne  |  Sculptures  |  L'Artiste

 

CV ET ARTICLES

CV

 

red bullet  Curriculum vitae

 

red bullet  Curriculum negativae

 

ARTICLES

 

red bullet  Alain Laborde, voyage au bord du monde
Atlantica, n° 143

 

red bullet  Mêtis et Métissage
B. Lafargue

 

red bullet  "Alain Laborde, pour ses amis, c'est Maïpouri..."
Ph. Comte

 

red bullet  "L'art moderne..."
S. Guilbaut

 

red bullet  D'Ulysse à Alain Laborde
B. Lafargue

 

red bullet  Articles divers

 

COUVERTURES
DE LIVRES

 

red bullet  Couvertures

 

LES PETITES NANAS

 

red bullet  Les petites nanas (bientôt)

 

 

Jeune fille Navajo (détail)

red bulletred bullet    "Il me semble que j'essaie de vous dire un rêve que je fais un vain effort, parce que nulle relation d'un rêve ne peut communiquer la sensation du rêve, ce mélange d'absurdité, de surprise, de confusion, dans un effort frémissant de révolte, cette notion qu'on est prisonnier de l'incroyable, qui est l'essence même du rêve..."

Conrad
Au coeur des ténèbres

Un, deux, trois pinceaux (détail)

Mêtis et métissage

       En 1983, Antonio Saura et Ernest Pignon lancent avec le concours des Nations Unies l'idée d'une exposition itinérante d'oeuvres d'art contre l'apartheid qui seront offertes au premier gouvernement libre et démocratique de l'Afrique du Sud. La Martinique choisit pour la représenter une toile monumentale d'Alain Laborde Maïpouri dont le titre est emprunté à un vers de Pablo Néruda, Venez voir le sang dans les rues.

Bernard Lafargue
Professeur d'histoire de l'Art et d'Esthétique
Université de Bordeaux III

lire l'article complet

Paroles de poète (détail)

red bulletred bullet     Alain Laborde, pour ses amis, c'est Maïpouri, surnom ramené de Guyane, dont il regrette la chaleur et l'insouciance à la manière d'un paradis perdu.

Philippe Comte
Conservateur du musée des Beaux-Arts de Pau

lire l'article complet

Ecritures (détail)

red bulletred bullet     Le travail d'Alain Laborde n'est pas uniforme, n'a pas été créé pour l'obtention d'une image de marque. Il explore plusieurs directions à la fois qui s'additionnent cependant, pour signifier. Le peintre se trouve aux confluences de plusieurs thèmes qu'il active comme autant d'interrogations.
Laborde utilise deux formes visuelles complémentaires et parfois contradictoires pour garder la surface vivante, active. Il nous est donné d'apercevoir sous le glacis coloré recouvrant les premières souches, un autre monde de signes, de protubérance sous-jacentes. Ces deux plans superposés entrent en mouvement grâce à la fluidité de la dernière couche peinte. Les deux surfaces parallèles glissent l'une au-dessus de l'autre en un mouvement visuel lent. La juxtaposition de la surface de la toile rugueuse, travaillée de signes en relief (qui marque l'activité du poignet et de la brosse peignant la surface, insistant de ce fait sur la marque du travail physique du peintre) et du glacis presque transparent, fluide, coulant, fonctionnant comme réseau filtrant, comme transparence sourde, activent l'ensemble de l'oeuvre. Le glissement qui s'opère entre ces deux surfaces crée des tensions, des éraflures, des secousses, des ambiguïtés qui déclenchent chez le spectateur une interrogation de la surface peinte, de l'image apparemment calme qui, dès qu'approchée pour lecture, se met en mouvement devenant insaisissable dans sa totallité.

Serge Guilbaut
Professeur d'Histoire de l'art
Université de Vancouver

lire l'article complet

 

 

Alain Laborde, voyage au bord du monde

      Une odyssée artistique en terre merveilleuse du Mythe : vous êtes dans ce royaume inventé par le peintre Alain Laborde. Du bois, du fer, des sables, de la poussière d'étoiles pour matériaux. Des figures et des formes ; une faune sortie d'un bestaire archaïque pour populations. Traces, empreintes, signes, calligraphies, fragments de mémoire : une écriture multiple, totémique, archéologique qui donne de la couleur aux mots et s'offre, sur la toile, comme un répertoire indéchiffrable d'alphabets. La mémoire ouverte de civilisations perdues.

Atlantica, n° 143

lire l'article complet

La licorne (détail)

red bulletred bullet     Rivages sur lesquels la peinture accostait avec plus ou moins de violence, plages calmes  -  presque des aplats à peine marqués des stries du pinceau  -  les peintures d'Alain Laborde ont longtemps évoqué pour moi les lointains qui les voyaient naître : les Caraïbes, les îles de la Martinique. La ligne d'horizon, au-dessus la pâleur moite d'un ciel immobile, au-dessous la densité bleue et opaque des océans, ressac des coups de brosse, bruine de térébenthine sur le médium fraîchement déversé. Mais au-delà de ce fil de partage, l'abstraction, avec sa vie intrinsèque, ses entrailles, ses vibrations, ses conflits qui n'ont rien de quotidien. Toiles domaine du visuel et du sensoriel purs.
       
Récemment le support qui ne faisait qu'enregistrer cette danse rituelle du pinceau chargé de couleur a décidé de bouger ; il s'anime à ses risques et périls. (...)
       Sa peinture se mue alors en totems sertis de toile peinte. Celle-ci fait parler une sédimentation de recouvrements rapides et partiels  
-  gestualité, arabesque - ils laissent vivre par réserves des couches plus profondes. Le fond respire, palpite, danse rythmique autour du totem. L'ensemble joue sur le relief et le plat, le mat et le brillant.
       
Le regard est tactile. Au-delà de toute symbolique, le châssis est le théâtre de la rencontre d'éléments plastiques : hasard de leur affrontement, vides chromatiques de leurs écarts.
       
La peinture est totale puisque visuelle, tactile, mobile, allusive quoique de façon très libre.

Hélène Sorbé
Professeur d'Arts plastiques
Université de Bordeaux III

Le corps et l'esprit (détail)

red bulletred bullet     Les tableaux d'Alain Laborde dégagent une force tellurique que les échelles sismiques ne peuvent capter. Nourri des signes de l'art éclos depuis l'aube de l'humanité, l'artiste associe peinture, pictogrammes et écriture cunéiforme qui expriment la quintessence des civilisations les plus anciennes tout en les revisitant à l'heure d'Internet.
       Il brasse, en effet, les cultures et les époques dans une palette de tons ocre-brun et utilise dans sa peinture des sables et des terres recueillis sur les cinq continents que ses amis lui rapportent de leurs voyages. Leur présence dans la texture de chacune de ses toiles témoigne de sa volonté d'exprimer l'origine plurielle et métissée du langage, et particulièrement du langage pictural.
       Des fonds sculptés en bas-relief, composés dans une matière qui conserve un aspect originel émergent des créatures étranges qui se mélangent avec des signes empruntés à toutes les civilisations. Sa peinture relève d'une vision très moderne du métissage des civilisations, dans la mesure où il n'utilise pas le "primitif" pour se l'approprier comme l'avaient fait les artistes du début du siècle mais il procède, au contraire, par nomadisme, en explorant les différentes cultures pour en dire la richesse.
       Parallèlement à ses recherches sur les écritures, il s'enracine dans un terroir plus hexagonal, mais tout aussi ancestral, celui de la vigne qui a été célébrée depuis l'antiquité. Il travaille sur le thème du vin en utilisant la terre des différentes régions viticoles de la France et en particulier celle du Sud-Ouest qu'il intègre à sa peinture pour exprimer l'âme chantante du vin.

Christiane Albert
Université de Pau et des pays de l'Adour

 

 

Cul de barrique (détail)

red bulletred bullet     Le vin a un langage qui a fasciné les artistes et les poètes depuis l'Antiquité. Comme eux j'ai voulu évoquer les rites méticuleux de la vigne et exprimer l'âme chantante de ce vin doré de Jurançon, fruit des vendanges tardives de nos coteaux ensoleillés avec lequel j'ai été baptisé, comme le veut la tradition en Béarn. Aussi j'intègre à ma peinture un peu de la terre de ce vignoble comme hommage à ce qui me semble être la part la plus lumineuse de notre culture et de notre art de vivre.

Alain Laborde

Le plongeur (détail)

D'Ulysse à
Alain Laborde

       Des vases grecs aux derniers tableaux d'Alain Laborde, la peinture s'est toujours plu à représenter les vertus du vin. Parmi ces vertus, où il faut laisser résonner non seulement la virtus latine, mais aussi le mystère eucharistique, le charme et le duende, je me propose de mettre en évidence sa métis. Si le vin est à l'homme ce que l'ambroisie est aux dieux, il a de plus le pouvoir de révéler sa métis. La métis est la qualité qui distingue Ulysse et Dédale parmi tous les héros de la Grèce. Ruse du navigateur, de l'artiste, du filou, du séducteur, du stratège, de l'orateur, du sophiste, du politique, ou du philosophe, la métis est l'art de dénouer à son avantage une situation délicate, et ce  avec grâce - charis. Peindre la métis du vin, c'est peindre la stratégie du « pot-de-vin » qui libère les forces de la vie en tranchant un noeud gordien. Je distinguerai ici trois types de métis du pot-de-vin : celle d'Ulysse qui saoule Polyphème d'un kysubion de vin noir pour sauver ses compagnons d'une mort infâme, celle des Still-leven hollandaises du XVIIe siècle où les vidrecomes à moitié pleins/vides murmurent un mémento mori ambivalent, celle enfin d'Alain Laborde qui nous invite à plonger gaiement dans des fonds de peinture à la beauté vineuse.

Bernard Lafargue
Professeur d'histoire de l'Art et d'Esthétique
Université de Bordeaux III

lire l'article complet

Histoires de steppes (détail)

red bulletred bullet     Des voyages, il n'en existe pas seulement dans l'espace, il en existe aussi dans le temps...
          
C'est un voyage de cette sorte qu'a entrepris Alain Laborde, parti en quête des origines même de la peinture, lorsque, dans la pénombre enfumée des grottes où dansait l'ombre rougeoyante des flambeaux, nos ancêtres, les hommes des cavernes traçaient d'un geste sûr des lignes épurées dont la modernité défie encore le temps.
         En explorant les formes primitives de ce bestiaire transmis par les âges tout en l'enrichissant de sa sensibilité et de son imaginaire d'homme du XXIe siècle, Alain Laborde rend hommage à ces premiers artistes et témoigne magistralement du fait que l'art est universel et transcende non seulement les civilisations, les continents mais aussi les siècles.

Christiane Albert
Université de Pau et des pays de l'Adour

         Lizard

 

 

© Alain Laborde

 

Accueil  |  Dernières oeuvres  |  Ecritures et civilisations  |  Le vin et la vigne  |  Sculptures  |   L'Artiste  |   Contact  |  Liens